Notre nouveau blog

Notre blogue nous faisait penser à un ado au seuil de l’indigence, déjà hypothéqué par la vie… Il ne savait pas trop à quoi s’accrocher, quelle direction prendre et comment la prendre surtout. Puis pouf, sans trop savoir comment, en essayant de l’aider, on a effacé la page d’accueil… oups… Faut croire qu’on gère notre blog comme nos vies… Mais on à l’habitude de réparer nos erreurs, vous pourrez donc continuer à nous lire sur blogspot, à l’adresse www.deshistoiresdesurvie.blogspot.ca

Vous êtes encore et toujours invités à nous contacter et à participer activement au blog en commentant, partageant, aimant… nos articles et notre page facebook.

signature madame mystèremadamerobertsignature madame silenceMADAME REBELLE

Les prostitueurs respectueux…

C’est délicat comme sujet… Je ne sais pas trop comment l’aborder, c’est pour ça que je l’ai carrément mis en titre… Même si le terme prostitueurs respectueux me semble, à première vue, être une grossière antithèse…

Mais bon, c’est comme ça, je pense qu’il y a des prostitueurs franchement corrects. Respectueux… Tellement, que de les qualifier de prostitueurs me donne l’impression que moi je leur manque de respect… (Je vois d’ici des cheveux s’hérisser sur des têtes, j’ai définitivement trop d’imagination…)

Mais c’est vrai!

J’ai peut être eu  »de la chance », je suis peut être juste vraiment innocente quand je suis sous le charme, mais j’ai rencontrés des hommes avec qui je me sentais respectée, même s’ils me payaient pour coucher avec eux.

J’imagine que c’était ça leur but, peut être parce qu’au fond d’eux ils sentaient que le geste en soi était irrespectueux???

Mais on sent ces choses là quand on voit des tonnes d’hommes chaque semaine…

Il y a une différence entre un mec qui justifie son acte vite vite en enlevant ses bas, et un mec qui accueille la TDS qu’il à commandé comme si elle était une princesse, qui discute avec en étant de toute évidence intéressé par ce qu’elle raconte, qui s’intéresse à ELLE, pas juste à son cul, qui lui donne plus que ce qu’elle demandait, qui la prend doucement et en s’assurant qu’elle va bien…

Bref, il y a des exceptions. Je crois. Comment on les appel ceux-là?

 

Les petites phrases facebook…

 »N’oubliez jamais de dire je t’aime aux gens que vous aimez, un jour ils ne seront plus là pour l’entendre… » 

C’est vrai! Ça me fait penser, j’ai négligé de prendre des nouvelles de x, y et z dernièrement!!! Quelle amie de merde je fais…

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 »Acceptez votre passé et profitez du présent car vous ne savez pas de quoi demain sera fait… »

Si je fais vraiment ça, j’irai plus travailler et demain sera sans doute fait, entre autre, de pauvreté…

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 »Si j’avais pas d’enfant, mon portefeuille serait plein et ma maison rangée mais mon cœur serait vide… »

En fait j’ai aucune idée, parce que dans les faits, des enfants, j’en ai… Et putain, desfois mon coeur me semble vide quand même!!!

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Il y a tellement de ces  »leçons de vie », petites phrases  »cutes » et diktat divers sur facebook que je commence à me demander si c’est sain…

 

C’est comme de la pub tellement il y en a…

 

Et ça se répète… Comme la pub…

 

Toujours les mêmes phrases, mots, expressions et autres, véhiculant telles ou telles valeurs, mode de vie, intérêt…

 

Personnellement, parfois ça me complexe.

 

Parce qu’on va se dire les vraies affaires, j’ai beau savoir avec ma tête ou ressentir avec mon cœur ce que certains messages véhiculent, j’arrive pas à tous les mettre en pratique ni à tous les harmoniser avec ma vie.

 

Et j’ai beau me dire que c’est pas grave, que l’important  »c’est-que-je fais-de-mon-mieux-avec-mes-forces-mes-faiblesses-etblablabla… »

… de voir les mêmes messages sans arrêt sans arriver à les harmoniser avec ma vie, ça m’énerve.

 

Ce serait sans doute pas le cas si j’avais une vie qui me plaît à 100%, mais qui a une vie qui lui plaît à 100%?????

 

Mais bon, faut savoir relativiser…

 

Et les deux cafés que j’ai bu en écrivant m’aide à relativiser…

 

 

C’est pas si grave au fond que j’arrive pas à accoter une phrase. C’est tellement plus simple être une phrase qu’un humain…

 

Bref, bon dimanche 😉 

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Madame Robert s’ouvre la gueule…

Bien difficile de se rouvrir la gueule après bien des jours de silence … j’ai appris à me la fermer, à force de me faire rentrer dedans. Ma grande gueule, elle savait exprimer clairement ce que je pensais et des taloches elle en a reçu plus souvent qu’à son tour … j’étais très concise dans mon discours et je ne prenais pas quatre chemins et gants blancs pour dire à un trou duc qu’il était un trou duc…

par contre, quand j’aurais dû évacuer le trop mal que je couvais, ici et là au fil des ans, l’émotion en roi et maître me baillonnais, plus rien ne sortait …

Sortira? Sortira pas? Un jour peut-être qui sait …

………

chez-moi, dans les années fin 70-80, il y avait toujours une assiette du quêteux au bout de la table, jusqu’à ce qu’un jour un quêteux parmi tant d’autres décide de se payer le dessert qui n’était pas au menu, soit mon cul … y m’a pris par terre, sur le plancher de la cuisine, en me disant que si je me laissais pas faire, y réveillerait les enfants dans la chambre d’à côté, qu’ils auraient un bon show …

j’ai fermé ma gueule, le voyageur n’a fait que passer …

si j’avais parlé, dans ces années là, on m’aurait accusé d’avoir couru après, voir si on laisse entrer un inconnu dans sa cuisine …

moi, je ne voulais que pratiquer le :

j’avais faim et vous m’avez donné à manger.

C’est un des épisodes de ma vie qui ont fait de moi une femme aigrie et méfiante, y en a d’autres, et depuis que je suis l’amie d’angélique, ça remonte …

j’espère que ça va se digérer …

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Les matins angoissants…

Ça m’arrive parfois…

Je me réveille, seule dans le calme de la nuit qui s’achève, dans l’air frais du jour qui se lève, et je réalise, je ressens même, à quel point je suis minuscule en ce monde si gigantesque.

Et je me sens vulnérable, fragile, apeurée même parfois.

Et dans ces moments là, j’ai l’impression que la chaleur réconfortante d’un homme me ferait du bien, qu’une paire de bras qui m’entoure me donnerait du courage, …

Alors, j’angoisse une demi seconde, comme une droguée en manque rétablissement…

Parce que je suis quand même dépendante affective même si je me soigne…

Alors je prend une grande respiration… Puis une deuxième, et une troisième si nécessaire…

Et même si ça ne sent pas l’homme, que je trouve mon lit bien grand et que j’ai un peu peur de la vie, je la remercie pour cette journée et je me lève pour l’affronter la vivre.

Et elles ne sont pas toutes parfaites, ni magnifiques, ni même agréables, mais elles sont toutes enrichissantes.

Alors je finis par remercier la vie de m’avoir tant appris.

Parce que même si j’angoisse parfois souvent, que mon passé me perturbe encore et que l’avenir m’effraie beaucoup, j’ai appris à profiter du moment présent et c’est ce que je fais, la grande majorité du temps.

Alors j’angoisse moins.

Je finis par me sentir bien.

Même si je n’ai pas d’homme à mes cotés, un avenir incertain devant et des souvenirs traumatisants derrière.

signature madame mystère

cheval mad mystere

Putain de conversation #3

Deux copines au restaurant, l’une est indépendante depuis quelque mois (appelons la Lili), l’autre n’est pas dans le domaine, appelons la Lolo).

Lolo: Et la  »job », ça va, tu tof encore?

Lili: Y faut, j’ai deux dernières dettes à payer, après je met de l’argent de coté pour un mois et j’arrête,

Lolo: Cool, t’as l’air fatiguée, tu fais attention à toi?

Lili: Oui, t’inquiètes pas, c’est parce que je suis menstruée que j’ai l’air fatiguée…

Lolo: T’es menstruée? Tu m’as pas dit que t’avais eu un client cet après-midi?

Lili: Oui…?

Lolo: Ben la… Vu la nature de ta job je pensais tu travaillais pas menstruée… Tu trouves des clients qui s’en foutent?

Lili: Non, je met une éponge, ou un tampax ben creux, ou une capote rouge… Si j’arrête plus que trois jours je réussirai pas à recommencer…

Lolo: Ouin…

Abus sexuel et santé mentale…

Pensez-vous qu’il y a un lien?

Forcément…

Ça rend fou subir un ou des abus…

Ça c’est notre avis, mais bon, c’est pas super objectif ni basé sur une étude très poussée…

Mais on a quand même trouvé quelques pistes de réflexions intéressantes.

Voici quelques extraits d’un texte tiré du site du Réseau Canadien pour la santé des femmes.

Pour lire le texte en entier 

Les personnes ayant rapporté des sévices physiques pendant l’enfance affichent des taux significativement plus élevés de troubles anxieux, de dépendance à l’alcool et de comportements antisociaux. Elles sont aussi plus à risque de présenter au moins un trouble que les personnes qui n’ont pas de tels antécédents.

 

L’Association canadienne pour la santé mentale (Ontario) relève qu’il existe une corrélation importante entre l’expérience de sévices sexuels et le nombre de tentatives de suicide au cours d’une vie; elle est deux fois plus forte chez les femmes que chez les hommes.

 

 

Au Canada, 82 % des femmes qui purgent une peine fédérale ont rapporté avoir subi des sévices sexuels ou physiques par le passé; ce taux atteint 90 % chez les femmes autochtones.

 

La consommation de drogues et les problèmes de santé mentale coexistent fréquemment chez les femmes qui ont connu des épisodes de violence, de traumatisme et de sévices.

 

La relation entre des antécédents de sévices physiques pendant l’enfance et une psychopathologie à vie (maladie mentale ou troubles mentaux) varie donc grandement en fonction du sexe.

—-Il est expliqué plus haut que les femmes auraient davantage tendance à développer des troubles tels que dépression majeure, abus de drogues illicites et dépendances de toutes sortes, ainsi que plus de risque, lorsqu’elles sont exposées à la violence, de développer un état de stress post traumatique que les hommes qui eux, seraient davantage porté à abuser d’alcool.—-

 

Un article de redpsy

La trousse média sur les agressions sexuelles, de l’Institut nationale de santé du Québec

 

Donc voilà, après avoir pris connaissances de ces quelques lectures et discutées deux ou trois minutes, nous avons décidé qu’il y avait bel et bien une corrélation positive entre les abus sexuels et la santé mentale. 

Quelle surprise!

Êtes-vous d’accord avec notre conclusion? Êtes-vous aussi surpris que nous?